Chronique musicale de l’été – Volume 7 (2017)

Hello hello.

Cette année, plutôt que d’envoyer ma bafouille annuelle par email, je la poste ici. Je devrais trouver le temps d’ici peu de rendre disponibles les éditions précédentes ici aussi.

Comme chaque fois, vous trouverez mon analyse toute personnelle de mes écoutes de l’été ou des mois précédents. C’est trié par ordre alphabétique. J’en profite cette fois pour y joindre des liens youtube à chaque fois. C’est plus éthique d’un torrent 🙂

Le thème de cette année, c’est “Comment se renouveler sans se perdre?”. Pour une bonne partie des groupes/albums dont on parle ci-dessous, c’est la question qui s’est posée. Pour certains, elle se pose après une floppée d’albums à succès (Arcade Fire, QOTSA, Incubus, Iggy Pop), et pour d’autres, bien plus rapidement, comme c’est le cas pour Royal Blood ou London Grammar, après seulement un album, mais avec une configuration limitée (basse-batterie dans un cas, guitare, voix, synthé dans l’autre). Malgré ce que je peux écrire ci-dessous à ce sujet pour tel ou tel album, il faut quand même dire qu’il n’y a rien de mal à essayer des nouvelles choses, au contraire. Si le résultat est convaincant, tant mieux, s’il est décevant, et bien, les artistes en question pourront toujours changer leur fusil d’épaule au prochain album.

Enjoy!

Arcade Fire – Everything Now.

Ne tournons pas autour du pot: Le premier vrai titre de l’album, qui porte le même nom que l’album – Everyting Now – est une merde. C’est un pseudo hommage à ABBA, qui sonne fake, et qui veut tellement que ça sonne comme un hymne universel que le groupe va jusqu’à tapper une foule qui accompagne le morceaux en chantant (dans cette optique, le titre Creature Comfort est incomparablement plus réussi). Ouverture à gerber, donc.

Par contre, le reste de l’album est tout différent. Ca pêche bien! Et c’est là le plus gros paradoxe de cet album. Il a été produit entre autres par un des deux membres de Daft Punk (Thomas Bangalter), et pourtant c’est sans doute celui qui sonne le plus rock de tous les albums d’Arcade Fire. Mais par contre, ça ne sonne pas souvent comme du Arcade Fire. Certaines pistes sonnent comme du Black Keys (Good God Damn), d’autres quasi comme du Jamiroquai (signs of life). En fait, il n’y a que les voix qui sonnent comme du Arcade Fire. Le reste, on pourrait même se demander si le groupe est encore nécessaire, et à quel point le groupe a participé à la composition et/ou à l’enregistrement. Et c’est ce que semble confirmer les articles relatant leurs récents concerts. Des amis qui les ont vu récemment on fait le même constat.

Mais bon dans l’ensemble, la version studio est assez réussie. Les titres Signs of life, Creature Comfort, Put your money on me, et d’autres, risquent de devenir de vrais succès.

Dan Auerbach – Waiting on a song.

Dan Auerbach, c’est un des deux membres des Black Keys. Celui qui chante et qui gratte. En fait, c’est surtout un producteur. Et comme producteur, il a déjà fait ses preuves, notament avec Lana Del Rey (Ultraviolence), Valerie June, The Pretenders, Cage the elephant, pour ne citer que quelques uns. Dans les Black Keys, il est forcément assez limité (guitare/batterie), même si dans leur dernier opus (très réussi) Turn Blue, il se sont autorisés à ajouter une section de choeurs et des claviers.

Il sort cette année son deuxième album solo (le premier sorti il y a une dizaine d’années n’a pas bien marché). C’est pas mal du tout, mais on sent qu’il y a là de la compensation. Il fait tout ce qu’il ne peut pas faire avec les Black Keys: il y a des couches et des couches d’instruments, de percus, et le tout est assez fin (là où le duo guitare batterie fait office de troupeau de joyeux éléphants en jogging). C’est de la dentelle par rapport à son groupe principal. Autre phénomène de compensation: on entend de tout sur cet album mais pas tellement de grosses guitares qui tachent et qui arrachent. Quelques solos par-ci par-là. C’est du rock de Nashville (moins intello et plus roots que leur meilleur ennemi local Jack White) très agréable à écouter. Rien qui puisse déboucher sur un tube, sauf peut-être la piste “Cherrybomb” ou encore “Shine on me”.

DVNE – Asheran.

DVNE (je ne sais pas si on prononce “divine” ou “dune”) est un groupe qualifié de Stoner Rock qui nous vient d’Edinburgh, UK. Eux se décrivent comme “Taking influences from a myriad of genres including post metal, doom, and progressive rock. Combining fierce riffs and melodic textures, Dvne travels an epic dark sci-fi universe with hints of psychedelia. Long live the Kwisatz Haderach“. Ca promet. Fin juillet il ont sorti leur premier album: Asheran.

Et c’est l’unanimité chez les critiques, il s’agit d’un album concept majeur à écouter asbolument.

Je suis d’accord que c’est vraiment un tout tout bon album. Il y a des influences de Tool dans le son de la basse, de Iron Maiden dans certaines guitares et certainement de The Mars Volta ou Mastodon dans certaines rythmiques. Très chouette donc, mais je ne sais pas si le tout représente une réelle nouveauté. C’est juste du tout bon rock, mais de là à définir un nouveau courant ou quoi, j’en doute. Mais à écouter, ça, c’est sûr.

Gone is Gone – Echolocation.

Gone is gone c’est un super groupe, composé de Troy Sanders (Mastodon), Troy Van Leeuwen (QOTSA), Tony Hajar (At the drive in), et Mike Zarin (un indépendant :-)). Il forment le groupe en 2016 et sortent un EP en 2016 puis ce premier album en 2017. C’est juste le meilleur de chacun de ses membres. Donc c’est à écouter! C’est stoner, un brin plus heavy mais en évitant le growling quand même. Pour moi c’est un peu le pendant américain des français de 7 Weeks. Je recommande!

Attention, clip glauque.

 

Iggy Pop – Post Pop Depression – Live at Albert Hall.

Lors de ma chronique précédente je vous faisais l’éloge de Post Pop Depression, un album studio d’Iggy Pop écrit et produit par Josh Homme (QOTSA), et avec Josh himself et Troy Van Leeuwen (QOTSA) à la guitare, mais aussi Matt Helders (Artic Monkeys) à la batterie. L’album studio est canon. L’album live est sorti fin 2016 et il est encore meilleur. Il contient la plupart des titres de l’album studio (dont Sunday est une des plus grandes réussites en live comme en studio), mais aussi des classiques d’Iggy Pop (The Passenger, Lust for Life, …) et en plus des titres de feu David Bowie, un tout grand ami d’Iggy Pop. Mais dans tous les cas, c’est revisité à la sauce Josh Homme, plus tranchant et moins pop que dans les originales. China Girl est un réussite absolue (solo à 3 guitares sur la fin). La clôture du concert – Paraguay – est littéralement démente.

L’album live est sorti en CD et en DVD, et les deux sont un must!

Incubus – 8.

Nul. Le seul mérite de l’album c’est que les deux premières pistes sont moins molles que l’album précédent. Sinon, rien de neuf depuis la sortie de Light Grenades en 2005. Un peu comme U2 quoi, desquels je ne parviens plus à distinguer une chanson d’une autre depuis plus de 10 ans 🙂

Je vous skippe le lien youtube, z’avaient qu’à être meilleurs.

 

Justin Townes Earle – Kids in the street.

Le bougre -que je ne connaissais pas du tout- n’en est pas du tout à son coup d’essai. C’est manifestement un songwriter talentueux, qui baigne dans le blues/rock/folk – et la drogue et l’alcool- depuis un bout de temps. Niveau sonorité, c’est assez moderne pour ce style de musique. La batterie est un peu produite comme celle de Gary Clark Jr, donc assez pêchue et claquante. Mais Justin Earle est d’avantage un chanteur, et il n’a pas le petit côté guitar hero de Gary. Dans la voix, on est dans la veine Springsteen, voire même peut-être plus encore Don McLean (“Bye, bye, miss American Pie…”).

London Grammar – Truth is a beautiful thing.

Les petits jeunes qui avaient publié le carton “If you wait” en 2013 ont réussi le difficile passage au deuxième album après un premier succès. Il leur a fallu six mois de déconnection complète (genre je reste toute la journée au pieu) après leur tournée gigantesque avant de pouvoir se remettre à la composition. Leur nouvel album est à la fois fidèle à leur style, et en même temps plus réussi que le premier. La chanteuse (Hannah Reid) maîtrise bien plus encore sa voix, et a pris de l’assurance. L’ouverture de l’album (Routing for you), est presque un acapella et on mesure tout son art. Et puis c’est magnifique, en plus. Sur le reste de l’album, on a l’impression que pas mal d’instruments sont synthétiques, comme sur le premier album. En fait c’est le contraire. Il y a plus de guitare / piano / batterie, et moins de samples. Tout est enregistré chez leur geek-batteur-sampleur (DOT). Il y a quelques influences “musique du monde” aussi, avec notamment une rythmique et des cordes d’influence africaine sur Everyone Else. Et des vraies percus jouées “à la main” sur Oh Woman Oh Man (un autre tube). Hell to the liars est un autre tout tout bon morceau. A écouter!

 

Mark Lanegan – Gargoyle.

Après Phantom Radio en 2012 (et une participation au film Gutterdammerüng – the loudest sient movie), Mark Lanegan continue sur sa lancée avec de plus en plus d’électro dans les sonorités. Son optique est vraiment de s’en foutre de ce que son public “rock” pourrait penser et de faire tout ce qu’il veut/peut pour mettre sa (très belle) voix en valeur. Cet objectif-là est réussi! C’est de la très bonne musique d’ambiance, même si personnellement, je me retrouvais plus dans ses albums folk/rock comme Whiskey for the holly ghost (1994) -mon préféré- ou Blues funeral (2012).

Voici une des chansons les plus uptempo de l’album, Beehive:

 

Melanie de Biasio – Blackened Cities et Gold Junkies.

Fin 2016, la jazzwoman belge sort l’extraterrestre “Blackened Cities”. Un album complètement anachronique dans son format, puis que celui-ci ne comporte qu’un seul titre, de 26 minutes. Niveau ambiance, on n’est pas trop dans le standard du jazz. Imaginez plutôt portishead et massive attack, qui auraient avalé quelques pilules, et qui se seraient retrouvés à jammer sur des instruments acoustiques, avec quelques effets sommaires (reverb, delay, …). C’est un album énorme. A écouter absolument. Quelle ambiance! Une de mes meilleures découvertes de ces dernières années.

A l’inverse, en 2017, Melanie de Biasio sort une daube: Gold Junkies. Il s’agit en fait d’un album de remix. Les parties vocales sont tirées des albums précédents (dont Blackened Cities). Les reste, c’est du beat electro. J’ai rien contre l’électro, mais je trouvais que les originaux étaient déjà bien trip-hop, et qu’il n’était pas nécessaire de les amocher comme ça.

Melting Rock Festival – 09 Décembre 2017.

J’en profite, puisque je suis l’auteur et l’éditeur de cette page, pour faire un instant de self-promo: le Melting Rock Festival aura lieu à la Ferme du Biéreau le 9 Décembre Prochain, et vous aurez l’occasion d’y voir-entendre CanalDo, Aequivox et Les Enroules. Je vous invite à cliquer sur l’image pour booker vos préventes.

Queens Of The Stone Age – Villains.

Alala. J’entame le paragraphe le plus difficile à écrire -pour moi- de cette chronique. Je suis fan des Queens depuis un bout de temps. Et bien que j’aie mis du temps avant de rentrer dans leur album précédent (“… Like Clockwork”), je l’ai finalement trouvé excellent. Les compos étaient originales, le son était raffiné, classe. Leur nouvel opus est produit par … Mark Ronson. Ce dernier avait tendu des perches au groupe en produisant certains titres passés “à sa sauce”. Voyez par exemple ceci:

Mais bon, Ronson, c’est aussi, et d’abord, un DJ, qui officie pour la Jet Set (fiestas privées de Tom Cruise, P Diddy, …) et il est aussi l’auteur plus récemment du très écouté “Uptown Funk”. Bon, le gars, il connait son métier hein, et il sait certainement faire danser les foules. Maintenant, le faire bosser sur du QOTSA… j’étais sceptique. Et puis devant le résultat, je suis partagé. Le groupe a clairement gardé son talent de composition. Les titres “The way you used to do”, “The Evil has landed”, “Head like a hounted house”, “Feet don’t fail me now” par exemple, sont très bons, mais le son, donc la production, de la moitié des morceaux de l’album est complètement flat. D’abord, la batterie est pratiquement toujours équipée de triggers (voire complètement électronique, d’après certaines vidéos/photos du studio). Si ça amène de nouveaux sons, ça perd toute la dynamique d’une vraie batterie. Idem pour les guitares, qui sont compressées à outrance, et en carton: en cela, elles sont assez proches du dernier Eagles of Death Metal (je me demande d’ailleurs si Jessie Hugues ne fait pas les backing sur certaines tracks). Or ce son colle bien aux Eagles Of Death Metals parce que c’est du rock de déconne, là où d’habitude les Queens ont une certaine idée du son. Je comprend qu’on ait envie de se renouveler, de ne pas s’auto-plagier, c’est bien. Mais si vous prenez pour ça le biais de la production, et que vous prenez un gars comme Ronson, qui bosse pour tout le monde, vous ne sonnerez effectivement pas comme vos albums précédents, mais vous sonnerez comme tout le monde. Les plus amochés au passage sont les riffs de grattes de Troy Van Leeuwen et Josh Homme lui-même. Il y a en effet nettement moins de magnifiques riffs de guitares que dans n’importe quel autre album des Queens. Ca plaira certainement à une frange (p-ê plus large) du public, parce que c’est plus aseptisé, mais ça perd de son essence. Enfin, au delà de cette critique, ça reste un album vraiment à écouter, et en live, certains titres vont certainement déchirer, comme justement le premier single The way you used to do, dont certaines vidéos live ont déjà filtré et qui sont alors irrésistibles.

The evil has landed fera certainement de même (la fin est géniale, et ça c’est du pur QOTSA). Le “Head like a haunted house” est clairement du QOTSA pur jus aussi (même si de nouveau, la prod est un peu exagérément Ronsonienne sur la version studio). Enfin, Fortress est un titre qui succède dignement à des titres comme Vampyre of time and memory ou I never came sur des albums précédents. Hideaway est un titre que n’aurait pas renié Radiohead dans son époque The Bends ou OK Computer. La seule track vraiment à jeter, c’est Domesticated Animals.

Enfin, un mot sur l’artwork, qui est réalisé par le même artiste que l’album précédent (Boneface). Donc pas très tranchant par rapport au précédent, alors que jusqu’ici, d’un album à l’autre, on avait droit à des styles très variés. L’image de cover de l’album représente Josh Homme avec un genre de démon sur les épaule, qui lui fait voir le monde à travers des yeux qu’il a sur les mains. Apparemment, c’est tiré du film le Labyrinthe de Pan. Mais c’est en tous cas une belle allégorie de l’album lui même: Josh Homme (et non le groupe, qui passe au second plan dans cet album par rapport à son leader), voit le monde/la musique, à travers le prisme de son producteur. C’est ma vision 🙂

Royal Blood – How did we get so dark?

Et oui c’est bien la question. Vlà deux pti kets (je dis ça parce que ce nouvel album a été enregistré à Bruxelles, aux studios de l’ICP) qui déboulent après un premier succès planétaire il y a de ça trois ans, dans une config minimaliste basse/batterie, et qui sont donc face au même challenge que QOTSA, London Grammar, Arcade Fire, …: comment se renouveller sans se trahir mais sans se plagier? Et eux, à l’inverse d’Arcade Fire ou QOTSA, décident d’y aller franco. En début de composition, il ont essayé de rajouter des samples, des effets, des synthés. Pour finalement tout baquer (sauf un piano sur un titre) et y aller jusqu’au bout: il ne faut que de la basse, de la batterie, et de la voix, et on veut que tout ça soit assez violent, un maximum heavy, et qu’on arrive à faire passer ça à la radio. Mission accomplie! L’album est comme le précédent, mais en “plus”. Plus réussi, plus puissant, plus abouti. Le même “truc” est utilisé sur la basse que dans l’album précédent, c’est-à-dire que ce qui sort de la basse est processé par deux systèmes différents en parallèle, ce qui fait qu’on a l’impression qu’il y a à la fois une guitare et une basse. D’ailleurs, plein de gens s’y mettent, il suffit de tapper sur youtube “Why do you even need a guitarist anymore” pour s’en rendre compte :-). Le titre éponyme vous donne tout de suite le ton de l’album. Lights out vous mettra des frissons. Les voix sont bien plus travaillées (deux-trois-quatres à la fois). A certains moments, le groupe sonne comme du Muse de la bonne époque qu’on aurait modernisé. C’est un compliment 🙂 Après, pour un troisième album, … ils vont devoir un peu se remettre en question à mon avis, mais jusque là: chapeau!

Ca c’est la seconde (et dernière) page de pub, mais c’est en lien avec ce paragraphe. Les Enroules ont publié récemment une série de vidéos live, et sur l’une d’elles, on enchaîne Holiday de Green Day avec justement une cover de Figure it out, de Royal Blood (premier album). Voici aussi, bonus:

Radiohead – OKNOTOK.

Cela fait 20 ans qu’OK Computer est sorti. Et pour fêter ça, le groupe sort un double album. Le premier disque est un remastering de l’album original. Le second comprend des versions rares et des inédits. Très sympa à écouter. Anecdote: Le titre Lift (track #3 sur le disque) est un morceau composé et enregistré à l’époque de l’enregistrement d’OK Computer, mais pas intégré au disque. La raison en est qu’à l’époque, le groupe a vécu “Creep”, sur l’album précédent, comme un calvaire et surtout une direction musicale qui n’était pas du tout celle qu’ils voulaient emprunter (suffit de voir OK Computer: Paranoid Android n’est pas vraiment formatté pour la radio, et les albums qui ont suivi non plus). Or il semble au groupe à l’époque qu’il est certain que Lift qui est une chanson “simple” va être un carton, un hymne mondial, et donc… ils décident de l’exclure de l’album. Je vous laisse juger.

C’est sympa, hein, mais bon, de là à se sentir par avance condamné au tube mondial… il y a peut être un chouia de présomption.

Ride – Weather Diaries.

Le mouvement shoegaze, né dans les années 90 (mais dont je n’avais jusqu’ici jamais entendu parler, modestement avec ma petite culture musicale) est parait-il la réponse UK au grunge US. Bon, soit. Les gars de Ride, un groupe de ce mouvement à l’époque, avaient rangé leurs guitares et étaient retournés à d’autres occupations il y a déjà un paquet d’années. Mais les organisateurs des méga-festivals que sont Coachella et Primavera, sans doute eux-mêmes nostalgiques des 90ies, leur demandent en 2015 de se reformer pour quelques dates. Hop, les voilà repartis, et une chose en entrainant une autre, voilà qu’ils sortent cet année un album. Rien de transcendant, mais c’est vraiment cool de réentendre de la musique typiquement 90ies, bien enregistrée, de façon moderne. Le titre Charm Assault, par exemple, vaut le détour. Le reste est sympa aussi.

Slowdive – Slowdive.

Voilà 20 ans que slowdive a splitté. Je ne connaissais pas. Mais il parait que c’est encore une ancienne gloire du mouvement anglais du Shoegaze, comme Ride. Il se sont reformés en 2014 pour une grande tournée basée sur leurs anciens titres. Et ont enchainé avec la composition et l’enregistrement de cet album, où on trouve des influences résolument actuelles: Warpaint, par exemple, mais aussi -surtout au niveau des guitares- un écho à Foals, mais en beaucoup plus doux. En fait, cet album, c’est comme si on avait demandé à Foals, un peu plus vieux et calmés que maintenant, de réécrire la BO du Grand Bleu. D’après les membres du groupe, ça pourrait être leur meilleur album. C’est en tout cas très plaisant à l’oreille, et vachement bien mixé.

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